Et si on tentait un cours inversé ?

Vendredi soir, on est entrés dans le vif du sujet. cette deuxième session était consacrée aux navigateurs internet. Et en fait de navigation, on s’est vite retrouvés dans plusieurs bateaux, les uns ayant mis le spi et les autres faisant ce qu’ils pouvaient pour larguer les amarres. Tout le monde est finalement parti pour le voyage, mais il faudrait bien qu’on reste tous dans le même bateau.

La Belle Etoile - Brest - Credit Wikipedia Commons

La Belle Etoile – Brest – Credit Wikipedia Commons

Après une première séance de découverte (voir Connais ton client), j’avais prévu deux sujets ce vendredi : les navigateurs web et le stockage et partage de fichiers dans le cloud. Il s’avère que j’ai été légèrement optimiste sur le temps passé à découvrir les navigateurs web. Erreur classique du débutant, m’a confirmé JC, qui anime avec moi. Ce n’est pas grave, on traitera du cloud et des subtilités des Drives la prochaine fois.

Je suis sorti du cours avec une (nouvelle) problématique en tête. Constatation ô combien évidente pour tous les profs, mais qui m’est apparue dans toute sa splendeur : tous les participants ne vont pas à la même vitesse. Pour des raisons différentes liées à l’expérience, l’appréhension du sujet (dans les 2 sens) (non ce n’est pas ce que vous croyez), la facilité de manipulation du clavier, l’adaptation plus ou moins facile au poste de travail*.

Bref, I’ll have to deal with it, j’aurais à faire avec, comme dit Jack à Kate dans Lost saison 5. Et comme je suis le guide qui les accompagne sur les chemins des internets, hors de question que j’en laisse sur le bord de la route, même si c’est pour admirer ce magnifique panorama sur la station que nous venons de quitter il y a 10 mn. On n’est pas là pour ça. On est là pour découvrir, visiter, et utiliser. Il va falloir trouver un truc…

En sortant du cours vendredi, ces pensées tournaient dans ma tête alors que je me dirigeais vers le cours de danses bretonnes. Oui, je sais, j’ai une vie relativement pidante. Mais là n’est pas la question. Le fait est que les danses bretonnes ont fait revenir dans mon cerveau cet article lu au cours de la semaine (les mystères des danses bretonnes sont insondables. A coté , l’informatique et la religion c’est Oui-oui et le champignon magique) :

Stop teaching Start learning

Lire l’article ici .

Rentré chez moi je creuse un peu le sujet, et je tombe sur le concept de classe inversée, traduction de flipped classroom, lui-même avatar de blended learning. D’où le titre de l’article, mais on me permettra de préférer cours inversé à classe inversée. Si vous parlez anglais allez lire les articles Wikipédia des deux derniers liens, sinon contentez vous du 1er des 3 en français :

Classe inversée
Flipped classrooms
Blended learning

Donc il se pourrait qu’il ne soit pas utile de passer x heures à ‘faire du cours’ en classe et ensuite 2 ou 3 exercices, puis de laisser les participants continuer les exercices chez eux. En fait, il serait plus efficace de faire l’inverse (hé oui d’où le titre), c’est à dire de laisser les participants regarder le cours, faire quelques exercices chez eux, et ensuite de répondre aux questions et faire ensemble les exercices difficiles en cours. L’avantage c’est que chacun va à son rythme, tranquillement chez soi. De plus, en cours ce n’est plus un ‘prof’ actif et des ‘élèves’ passifs, c’est plus un atelier de travail avec un animateur … voilà qui pourrait être intéressant.

Je me demande si cela pourrait résoudre ma petite problématique. Je me demande si les participants y seraient favorables. Je me demande si ça marcherait … alors, pourquoi pas essayer ?


* Ça me fait penser qu’il faut que je leur rappelle qu’ils peuvent venir avec leur ordinateur portable, leur tablette ou leur téléphone. Ce sera aussi bien pour eux de travailler directement dans leur propre environnement.

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4 réflexions sur “Et si on tentait un cours inversé ?

  1. Par expérience d’élève : t’en laissera toujours sur le coté. Ce n’est pas ta faute et je m’explique :

    Ce système de cours inversé fonction très bien à une condition : que les élèves bossent et c’est pas le cas de tout de le monde. On a régulièrement des exo à faire chez nous et de 40 à 80%(selon la matière) des personnes les font. On voit les résultats au partiels : ceux qui ont bossé (même avec des difficulté au départ) réussissent.

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      • Je pense que ça marche mieux auprès de ce qui se prête au jeu dans des cours théoriques ou de conception. Par exemple pour voir les design pattern. Quand on voit les solutions on se dit « que c’est con ! » et on retiens plus facilement les design pattern et leurs utilités.

        C’est peut-être a éviter quand :
        -c’est pas un cours d’initial (certains se braqueraient pour toute la suite sur la difficulté ressenti au début).
        – il n’y a pas un tp a faire sur le même sujet. Par exemple en c à lille1, on travail ensemble sur un exercice du même type que le tp a faire puis on fait le tp seul (ou en binôme). Dans ce cadre, je trouve que c’est une meilleure approche.

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